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Remaniement de la grande forêt du Musée de Biot

Le 13 novembre dernier, Cramassouri relayait l’appel aux bonnes volontés lancé par Karol OKONEK pour participer au remaniement et au déplacement de la grande forêt du Musée du bonsaï de Biot.

Karol OKONEK est né à Versailles en 1957. Il est fils de pépiniériste,
licencié en botanique de la faculté de Nice, ingénieur agricole de l’institut supérieur d’agriculture de Lille

Il est directeur du musée du bonsaï depuis 1986.

Cette forêt est composée de Picea albertiana de 10 à 70 ans.

Création : Bonsaï club de la région PACA, 1977-2000

Dimensions 6 m x 2 m


Le rendez-vous était programmé pour le samedi 24 novembre mais les conditions climatiques n’ont pas permis de procéder à cette opération d’envergure, la pluie ayant décidé de jouer les invités de dernière minute.

Un nouveau rendez-vous est donc fixé pour le week-end des 1er et 2 décembre.

Le samedi matin, Karol, Cramassouri, Fredator et Miramar étaient à pied d’oeuvre, ces deux derniers n’ont malheureusement pas pu rester la journée complète.

Cette opération s’apparente à un rempotage, mais en plus imposant.

Le choix de la période peut paraître incongru mais cette forêt se trouve dans une zone géographique favorable à ce genre d’opérations (sud de la France). De plus, le planning chargé de Karol au sein du musée ne lui laisse pas beaucoup de disponibilités, le week-end étant de plus le meilleur moment pour avoir des aides extérieures.

Ce fut donc une première journée très physique.

Au préalable, un nouveau support a du être préparé en disposant une couche de géotextile, une couche de drainage et une couche de mélange de substrat composé d’une part de gravier fin, d’une part de sable, d’une part de terre franche, d’une part de terre de bruyère, de deux parts de pouzzolane fine et de l’osmocote.

Ensuite, le « découpage » de la forêt en tronçons transportables a été réalisée.

Mais, que fait-il là haut ?

L’opération s’est révélée délicate, le nouveau support composé de deux grosses planches de mélèze étant plus petit que l’ancien de 40 cm et la partie gauche de la forêt moitié moins large sur le premier mètre cinquante.

Des parpaings ont été disposés à des hauteurs différentes sour les arbres pour donner du volume à l’ensemble.

Il en ressort une pente douce allant de la gauche vers la droite, pour donner l’impression d’une plaine. Au centre, une butte centrale a été réalisée, sur laquelle se tient le patriarche au shari et une autre pente plus forte donnant sur une petite clairière.

Cet ensemble s’inscrivant toujours dans un triangle.

La journée s’est poursuivie avec la mise en place d’une grosse dose de substrat afin de couvrir les pains racinaires des arbres.

La deuxième journée a été plus constructive. Certains arbres ont été liés entre eux, de petits problèmes de disposition ont été réglés.

Ensuite, un très long moment fut consacré à bien insérer le substrat entre les racines et les mottes à l’aide de baguettes et de manches.

Cette partie s’est achevée sur un peaufinage et un nivelage du substrat de telle sorte que tous les nébaris soient propres et suffisamment visibles.

Des pierres ont été incorporées pour soutenir la terre sur les zones les plus pentues.

Enfin, un petit muret de terre argileuse a été construit sur le pourtour de la forêt, boudin par boudin.

Un peu de substrat a été tassé dans l’argile afin de camoufler l’aspect un peu grisatre et pour finir, un bon arrosage a été fait.

Quelques petits détails seront encore à corriger pour améliorer l’ensemble.

Avant remaniement, le sol de la forêt était couvert de mousse qui était restée tout l’hiver mais que les oiseaux se sont empressés de voler au printemps.

Karol incorporera sûrement quelques plantes (rhododendrons ou cotoneaster ou..........?).

A SUIVRE.......


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