Le premier site
francophone
du bonsaï et
des arts associés

background speedbar
Nouvel utilisateur ?Inscrivez-vous !

x
imprimer

La valorisation des bonsaï grace aux mousses

La mousse dans les pots à bonsai

Au printemps les beaux jours se font nombreux, des tapis verts splendides reluisent dans nos pots.
Mais qu’est ce que ca peut bien être ? Et si on n’a pas de mousse dans nos pots, comment l’y planter ?
Suivez-moi pour découvrir cet univers....

Mousse :

Les mousses au sens large correspondaient historiquement aux bryophytes [1] au sens strict du terme.

Les mousses, comme certains autres végétaux ne fleurissent jamais, ce qui n’empêche pas leur reproduction. Elles peuvent supporter de longues périodes de sécheresse sans dommage et retrouver toute leur vitalité après un apport d’eau suffisant, ce qui explique la présence de nombreuses espèces en ambiance aride : toits et rochers.

Les exigences des mousses en lumière sont extrêmement variées selon les espèces mais beaucoup préfèrent l’ombre ce qui explique pourquoi elles sont plus abondantes sur la face nord des troncs d’arbres.

C’est une structure élaborée plus que celles des algues, les bryophytes ont besoin d’humidité ambiante car il n’y a pas de transport d’eau qu’elles doivent absorber pour toute leur surface.
Or l’eau est nécessaire pour leur reproduction qui implique la nage de gamètes [2] mâles.

Les bryophytes, dont les mousses, se nourrissent essentiellement à partir des nutriments apportés par les invertébrés [3](excréments, mucus), ou par la pluie, l’eau capillaire [4] et interstitielle et à partir des apports aériens de gaz et particules nutritives.

Évitez d’utiliser un fertilisant contenant du calcium car il rend le terreau trop alcalin, ce qui tue la mousse.

Classification :

Cet embranchement est divisé en 3 classes :

Sphagnopsida Andreaeapsida Bryopsida
Les Sphaignes Les Andréales Les mousses vraies

Comment la cultiver ?

  • Technique A :

On récolte la mousse sur un toit, on la laisse sécher trois semaines dans du papier journal, on la gratte ensuite sur un petit tamis de maçon pour la réduire en miettes (pas la partie "racines", juste le dessus). Puis on mélange cette poudre avec de l’akadama. On la répand à la surface des pots et on pulvérise un peu d’eau chaque jour jusqu’à ce que la mousse se développe.
Inconvénient : il faut un arrosage doux et régulier

  • Technique B :

Récupèrez des plaques de mousse en forêt. Grattez toute la terre qui reste encore en dessous.
Faire une barbotine avec argile et eau. Un petit assaisonnement de cendre et charbon de bois pilé peut être ajouté
Tartinez le dessous de la mousse avec cette barbotine puis posez les plaques de mousse (barbotine en dessous) sur le substrat. Ensuite les plaques sont fixées au substrat par des cavaliers de fil d’aluminium.
Avantage : Plus rapide que la première technique.
Inconvénient : ne marche pas à tous les coups.

Les bonnes mousses pour nos pots :

Pour nous, amateurs de bonsai,la mousse est un élément qui peut mettre nos arbres en valeur.
Outre leur caractère esthétique, les mousses sont bien utiles pour limiter l’évaporation en été et pour nous signaler très vite que la terre commence à sécher. Leur teinte devient grisâtre et leurs soies retombent.

La sphaigne que l’on rencontre dans les endroits humides comme les marais ne sert jamais comme couvre sol dans les pots, mais elle est très intéressante lorsque on fait une marcotte .
On en met à l’intérieur du nylon qui entoure l’endroit où on a enlevé l’écorce et elle aide à maintenir une bonne humidité. Elle a la particularité de se recroqueviller et d’avoir l’air complètement morte quand elle est séchée.
Si on la mouille, elle est toute verte 1 heure après.

Sagina procubens la mousse la plus fréquente dans les pots. Avec ses petites fleurs blanches, elle est agréable mais à un gros inconvénient : ses racines fort compactes et enchevêtrées. Il est très difficile de s’en débarrasser et cela pose souvent des problèmes d’esthétique.Ce type mousse peut être récolter, pour la semer, sur les petits murs, les veilles pierres.
La mousse préférée ne dépasse pas 1 cm et vit aussi bien dans les sous bois que dans les espaces largement ensoleillés. Cette espèce est très intéressante pour nous parce que son aspect indique clairement le degré d’humidité dans son environnement.

Les mousses sont très attrayantes par leur diversité dans la taille et la couleur, Il existe même des jardins entièrement composés de mousses et de pierres.
Ce petit univers donne un aspect esthetique a nos pots, et met en valeur nos bonsai.

haut de page