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Le juniperus de zorg31

Le juniperus chinensis old gold de ZORG31

Voici un juniperus acheté en mai 2005 dans une pépinière. Il est d’une belle taille et en bonne santé.

C’est typiquement le genre de matériel brut que l’on trouve à travailler et que certains appellent des "arbres école". Ils ne sont pas chers, robustes et se prêtent à toutes les techniques de base : rempotage, taille, ligature, pincement, jin, shari... idéal pour se faire la main. Mais ce n’est pas une raison pour les massacrer.

Car même si on n’a pas encore toute l’expérience requise, il faut apprendre à travailler dans le respect de l’arbre.


Présentation de l’arbre sur ParlonsBonsai

Plusieures photos de l’arbre sont mises en ligne et tout le monde a pu donner sa petite idée pour son avenir.

Une grosse branche de droite est coupée car elle brouillait la lecture de l’arbre.


Projet initial

Puis finalement c’est le projet de BrunoD qui a été retenu. Un arbre à double tronc, avec le tronc fils à gauche.

Une taille de structure est pratiquée pour aller dans le sens de ce projet.

L’arbre paraît alors tout déplumé, mais c’est le passage obligé pour construire un bonsai à partir d’un plan brut. On ne garde que ce qui est intéressant et ensuite on met en forme.

Seulement trois jours se sont écoulés depuis la présentation de l’arbre sur PB ; Vev débarque avec un virtuel pour cet arbre. Il reprend un peu l’esprit du virtuel de brunoD sauf que le tronc père est construit sur la droite, à l’opposé du tronc fils.

Le fait d’avoir les troncs père et fils à l’opposé n’est pas conventionnel, on dit habituellemnt qu’ils doivent être en résonnance ; suivre la même direction et avoir des courbes en concordance.

Le travail à ce stade consiste à sélectionner des branches. On coupe tout ce qui ne sert pas le projet pour ne pas éparpiller la vigueur et la pousse du genévrier. En général quand on construit un conifère on laisse peu de branches, en coupant de préférence les branches faibles ; ce genévrier ne déroge pas à la règle. On nettoie aussi le feuillage en enlevant les pousses qui sont mortes.

Ce sont les pousses fortes qui en grossissant vont maitenir la mise en forme une fois la ligature retirée. Ensuite le pincement va permettre de faire bourgeonner en arrière. On aura ainsi des plateaux bien denses et des branches avec du mouvement.


Première mise en forme

Le jour même l’arbre est ligaturé et mis en forme. Voici le résultat vu sur sa face avant.

Le travail est bon mais Vev demande à ce que la mise en forme soit affinée. Le problême vient du fil de ligature, diamètre trop faible. Un petit dessin pour le tronc fils :

L’arbre passera ensuite le reste de l’année à récupérer et pousser.


De retour sur le forum en mai 2006...

Le juniperus a bien récupéré, et revient avec des bois morts déjà travaillés.

Comme le dit Vev, l’arbre est en train de reprendre le dessus. Il faut encore le laisser pousser et le travailler plutôt à l’automne cette fois.

Rendez-vous donc en septembre...

Mais pas de nouvelles de Vev, l’arbre n’est donc pas travaillé. Il attendra bien le printemps...


Avril 2007 : il est temps de finaliser le travail

Vev reprend la direction du projet avec un schéma très complet, quatre en un.

Il nous présente ici les quatres grandes étapes de la finalisation de la mise en forme de cet arbre.

1 : Il faut affiner les bois morts en arrachant les pics qui se répetent et en tirant les fibres avec un couteau pour aplatir les masses.

2 : Sur l’arbre père il faut ouvrir la veine jusqu’en haut car elle est trop grosse. Pour le fils pareil, il faut continuer sur le jin et la branche qui monte.

3 : Il faut rediriger l’arbre vers le spectateur car il fuit vraiment. On peut s’aider d’une cale pour visualiser facilement la meilleur inclinaison.

4 : Il faut retendre la cassure en haut du tronc père avec un hauban, et couper la branche principale. Ensuite, nettoyage et selection des branches, ligaturage et repositionnement en 3D.

Et deux photos pour visualiser le résultat à obtenir lorsque l’on travaille la veine et les bois morts.

Pour être plus esthétique la veine du gros arbre doit être dédoublée. Pour bien visualiser d’où celle-ci doit partir rien ne vaut un petit dessin.


face arrière

Quand on fait ce travail il faut penser à la veine et pas au shari.

Voici une photo du travail réalisé :


Une petite vidéo de l’arbre à cette étape du travail


Et le travail continue..., d’abord sur le plus petit.

On doit incliner l’arbre dans sa position finale (à l’aide d’une cale ou en bougeant la motte dans le pot) avant de continuer.

Ensuite on ligature bien jusqu’au bout des branches et on ouvre les masses vertes pour laisser entrer l’air et la lumière.

Et pour finir on place un hauban sur le tronc principal.

Et le petit schéma qui va bien.

La pose de la ligature a été un moment délicat. D’abord réalisée une première fois, elle a du être refaite car pas satisfaisante. Le fil utilisé était trop petit et donc la mise en forme était trop lâche.

A la deuxième tentative le tronc a été raphiaté.

Puis on lui a posé une attelle.

Et enfin une dernière couche de raphia.

Un fil de ligature de diamètre adéquat est placé.

La ligature se poursuit jusqu’au bout des branches.

C’est maitenant au tour de l’arbre père d’être ligaturé.

  • le voici en mai 2009, rempoté et présenté au bonsaï du mois sur Parlonsbonsaï :

La mise en place des masses foliaires.

Un petit croquis pour le premier tronc montre comment placer les masses foliaires.

il s’agit de compacter la structure trop lâche. il faut créer des mouvements intéressants puis poser la végétation dessus. La végétation bien étalée va remonter en poussant et toute la structure va devenir aussitôt un arbre.

La difficulté ici consiste à faire occuper l’espace à l’arbre en disposant bien les masses vertes. Alors un petit schéma s’impose :

Et voici une photo du petit arbre, après la mise en forme, prise de profil.


On continue à présent avec l’arbre père. Le voici avant sa mise en forme.

Et le schéma de positionnement des masses foliaires et du hauban.

Le hauban doit être fixé en 2.

La mise en forme est réalisée, voici le résultat :

Face avant :

Face arrière :

Reste plus qu’à laisser pousser.

Le voici en mai 2009, rempoté et présenté au bonsaï du mois sur Parlonsbonsaï :


Le post en ligne ici

Merci à Zorg31 et à Vev pour les photos, les dessins et toutes les explications.

L’équipe des rédacteurs fous

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