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L’Orme de chine de Nejikan travaillé à l’OPEA avec vev & law

Le choix de l’arbre

- La persuasion de Vev et Law :

Cela faisait un certain temps que Vev et Law essayaient de convaincre Nejikan de s’intéresser de près aux Ormes de Chine. Les gros sujets permettent de voir évoluer très vite le travail car cette espèce est extrêmement robuste et vigoureuse. Ils présentent en plus l’avantage de parfaitement s’acclimater à nos régions tempérées. Afin de trouver du bon matériel à travailler, une surveillance de très près est mise en place dans les centres commerciaux et chez les grossistes.

- L’achat de l’arbre :

Quelques temps plus tard voilà Nejikan devant un arbre d’environ 60 euros chez Carrefour. Il est dans un pot bleu horrible et dans un substrat terriblement collant (entre la glaise et la pierre) avec une sale coupe issu d’une séparation plus que douteuse et un coude à 90°...

- Premières impressions :

Il voit alors dans cet arbre un challenge ! Un bon matériel brut à travailler en Club. Il est d’une belle taille donc le travail de cet Orme va être assez long ce qui lui permettra de bien comprendre toutes les subtilités des enseignements de Vev et Law. Et puis à cette époque il commence à en avoir assez de faire que de la culture ! Il est temps de passer à la vitesse supérieur et de fabriquer de vrais Bonsaï !

- Première étape : le rempotage

On est en Mars 2005 : l’arbre est rempoté dans un pot de culture qui coûte aussi cher que l’arbre. Le Substrat utilisé est composé d’akadama 30%, pouzzolane 30% (tamisée et surtout rincée), pumice 30% et environ 10% d’écorce de pin.

Nous n’avons malheureusement pas de photos de cet arbre lors de l’achat. Mais il est aisé d’imaginer à quoi il ressemble tant les bonsaï vendus en supermarché sont identiques.


Petit sondage sur l’avenir de cet arbre

La décision est prise de le mettre sur le net pour avoir l’avis d’autres bonsaika et savoir dans l’ensemble ce qu’ils en pensent.

Il faut alors se projeter dans l’avenir. On fait quoi ? On laisse les branches ? On coupe ? La situation est un peu confuse à cette époque.

Nejikan : "Donc j’amène le bébé rempoté au club OPEA. Je précise car c’est important parce que dans l’autre club que je fréquente le BCG les avis sont bien différent un peu comme sur le net."


Arrivée de l’orme à l’OPEA

- L’arrivée à l’OPEA est une occasion de faire table rase des idées reçues.

Vev regarde L’orme avec grand intérêt mais ne le touche pas. Law le regarde avec moins d’intérêt mais coupe toutes les branches du bas. Nejikan est alors catastrophé mais reste Zen : "Je lui dis qu’il déconne ! Comment je vais faire pour construire un arbre sans branche ?"
Et la réponse de Law : "Il faut le reconstruire par le haut tout simplement... Il faut également le scarifier pour qu’il produise des cals de cicatrisation qui vont lui donner du caractère et cacher les coupes du passé et celles du présent. Cela lui donnera de l’allure."

- Les travaux commencent :

Suite au nettoyage des branches basses, l’arbre est laissé pousser librement. Les rejets émis au pied de l’arbre sont supprimés systématiquement. Commence alors le travail de scarification, aidé pour l’occasion par Vev. Les travaux sont tellement impressionants que Nejikan rentre chez lui à la fin de cette séance persuadé que cet Orme va crever...

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Changement de pot et premiers travaux

- Un peu de culture, de ligature et d’imagination :

Deux mois plus tard l’arbre est en pleine forme ! Il pousse comme jamais, il faut déjà sélectionner les branches à conserver. Il est alors temps de penser à l’avenir de cet arbre et définir sa structure.

Nejikan : "Je veux qu’une "main" retombe vers l’observateur donc je lui laisse une branche avant qui s’allonge. Je veux également garder de la profondeur et laisse en conséquent quelques branches arrières. Je précise que les branches viennent du haut de l’arbre. Elles sont donc toutes ligaturées à l’automne pour ne pas les laisser monter." Les bois morts sont régulièrement retravaillés.

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L’arbre à la fin du travail sur les bois morts et la ligature

- En route vers un travail encore plus poussé :

La décision est prise d’aller encore plus loin. Si les Ormes sont si robustes que cela, le creuser avec une dremel ou une perceuse ne devrait pas le tuer. Son propriétaire ne veut pas que cet arbre soit simple. Son tronc est pour l’instant trop classique. Il faut qu’il soit encore plus travaillé avec plus de relief. La scarification est recreusée. Et puis le travail de sculpture le grisant, il l’a carrément transpercé avec une perceuse à plusieurs endroits... un truc de fou !

- Un travail de longue haleine :

Deux mois après, cet arbre non seulement vit mais en plus il pousse à une vitesse folle. De fil en aiguille tous les six mois les cicatrices sont retouchées et le tronc rescarifié pour obtenir de nouvelles cicatrices. L’arbre commence vraiment à être impressionnant.


De la passion : Des hommes et des arbres

Il est de nouveau ligaturé dans son ensemble en juin 2006. Puis présenté à l’exposition du Bonsaï Club Girondin.

Voici l’arbre à cette époque :

Vue rapprochée sur le tronc :

- Une rencontre :

Là Michel Sacal s’arrête devant l’arbre et il est visiblement très intéressé par le travail de Nejikan et lui exprime ses félicitations pour le travail accompli en si peu de temps. Il n’en revient pas, un N3 qui observe son arbre et qui le photographie. Cette situation emplit d’étonnement notre bonsaika.

Nejikan décide de nommer secrètement son arbre "la Faille", tout un symbole.


Encore du travail en perspective

On est ici au début de l’automne 2006 l’arbre est alors très fort. Il a beaucoup poussé et il a donc fallu entièrement le religaturer. Mais il est trop plat, trop en "parasol" une erreur qui va bientôt être corrigée au club OPEA avec les Conseils avisés de Vev.

- Vev lui demande de couper les branches sur la partie gauche afin de lui donner un déséquilibre. Il réalise un virtuel sur lequel on voit bien la main tendue vers l’observateur ainsi que le choix du pot.

- Avec la ligature, le sommet de l’arbre est compacté et la main qui semble se tendre vers l’observateur est reformée. Par la suite le rempotage est établi pour le mois de mars. Il faudra également retravailler les shari en les creusant plus.

Nouveau travail sur les sharis

- Durant l’hiver, l’arbre étant maintenant acclimaté, il perd ses feuilles et subit plusieurs gels sans aucun problème à signaler.

Nejikan retravaille également les shari en recreusant certaines parties déjà entamées et de nouvelles... Vev lui demande de se calmer, car en creusant trop, il risque de l’affaiblir.

- Puis vient le temps assez perturbé de janvier/ février avec 30 cm de neige tombée en une nuit (le 25/01).

- Des températures incroyables en février provoquent le bourgeonnement de l’arbre. Il faut rempoter sans attendre.

- Le bonsaika en action :

- Une vue sur le pain racinaire :

- Le choix du pot et de l’implantation dans celui-ci :

- Le résultat, l’arbre après son rempotage en février 2007 :


Evolution

- L’arbre en feuilles en septembre 2008, après un peu de nettoyage et blanchissement du tronc :

- Fin d’hiver, on distingue mieux la structure et la ramification du sujet :


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