Le premier site
francophone
du bonsaï et
des arts associés

background speedbar
Nouvel utilisateur ?Inscrivez-vous !

x
imprimer

Fagus Sylvatica

FICHE BOTANIQUE

AVERTISSEMENT :

Les indications fournies sur cette fiche le sont à titre indicatif et sont susceptibles de modifications ultérieures liées à l’évolution des connaissances. Vous devez "adapter" nos conseils en tenant compte de votre localisation géographique et de votre expérience.

Si vous constatez une anomalie ou une erreur, n’hésitez pas à contacter l’équipe des rédacteurs.


Généralités

Famille : Fagaceae ou cupulifères

Genre : Fagus

Espèce : Fagus sylvatica

Nom commun : Hêtre commun, Fayard, faye, fau, faon, favinier, fouteau, beech en anglais. Le nom "hêtre" utilisé en France vient du vieux germanique heester


Observations générales

Le hêtre est un arbre monoïque constituant environ 10% des forêts françaises. Il peut atteindre 150 à 400 ans. Il fournit un très bon bois de chauffage et d’ameublement et il est également très utilisé en haies car il supporte parfaitement la taille. Son feuillage pubescent et marcescent est si dense que rien ne pousse en dessous. Son fruit est une faine dont les sangliers sont friands. Le fruit est enchassé dans une cupule (organe en forme de godet à la base du pétiole. Le hêtre appartient à la même famille que les chênes et les châtaigniers.

  • En forêt, le port est bient droit, la première branche est portée très haute et part obliquement en formant un angle de 60° avec l’horizontale.
  • L’écorce êst grise, lisse et de faibles épaisseur. Elle cicatrise facilement et correctement.
  • Les rameaux sont fins, zigzagant, et se terminent par un bourgeon long et pointu portant une dizaine d’écailles imbriquées et visibles. Les bourgeons latéraux sont presque perpendiculaires à l’axe des rameaux.
  • Les feuilles sont belles, fines, de forme ovale avec un léger duvet à leurs abords.
  • La floraison se passe concomitamment à la mise en feuille. Les fleurs felmelles sont enfermées dans les cupules. Chaque cupule contient au maximum 3 fruits (les faines). La pollinisation est effectuée par les insectes.

Le genre Fagus comprend dix espèces :

- 1 en Amérique du Nord : Fagus Grandifolia (à grandes feuilles plus ou moins 15 cms).

- 7 en Chine et au Japon dont les variétés Sieboldii et Japonica.

- 2 en europe : Orientalis (sityué à l’est jusqu’au Caucase) et Sylvatica (dit commun) dans le reste de l’Europe.


Zone climatique

Rustique, zone tempérée, Zone USDA 4 à 8. En france on le trouve principalement en Normandie, Basses Alpas, Basses Pyrénées, Jura, Vosges, Auvergne. Il craint les hivers très rigoureux, secs et longs. Sensible au grand vent.


Obtention

Semis : Stratification durant l’hiver des faînes récoltées à l’automne et décortiquées. Semis en fin d’hiver dans un mélange sable - tourbe en terrine.

Planter les faînes pointe en bas si on souhaite éviter une courbure de la tige près du collet, puis de recouvrir d’une légère couche de mélange sable - tourbe.

Après germination, les jeunes plants très sensibles au soleil, requièrent beaucoup d’attention. Il est important d’entretenir en permanence, une atmosphère humide autour d’eux.

L’année suivante, pour favoriser un grossissement rapide du tronc, ils seront mieux en pleine terre ou dans une grande terrine. Ce n’est qu’à partir de trois ou quatre ans, que le jeune hêtre pourra supporter un plus fort ensoleillement et une exposition plus aérée.

Marcotte : le marcottage est réalisable en enserrant le tronc d’une ligature très serrée.

Prélèvement : La meilleure époque de prélèvement est le printemps, avant le gonflement des bourgeons, mars/avril en plaine, un peu plus tard en montagne (jusqu’à mi-mai). Aussi possible en automne (après que les feuilles aient séché). Pensez à garder un peu de l’ancienne terre afin d’augmenter les chances de réussite. Le hêtre a besoin de mycorhizes pour se développer. Elles se manifestent parfois par la présence de traces blanches sur le substrat, c’est le signe que l’arbre va bien.

Le hêtre supporte bien les tailles importantes de racines et encore mieux lorsqu’il est remis en pleine terre après le prélèvement. Il est nécessaire bien sûr de tailler la partie aérienne de l’arbre dans les mêmes proportions. Dans le cas où le chevelu des racines se trouve trop loin pour prélever, on peut préparer le plant en marcottant les racines en enserrant une ligature.

Il est bon de savoir que les jeunes sujets développent d’abord un pivot profond. Avec l’âge, les racines latérales prennent l’ascendant jusqu’à devenir plus grosses que ce pivot.


Culture

Paramètres généraux

Difficulté : Moyenne.

Vitesse de croissance : Moyenne

Exposition : Mi-ombre.Le soleil violent entraîne une fragilisation de l’écorce.

Ventilation : Aéré

Hygrométrie : Humidité régulière. La sécheresse ne lui convient pas. Il aime l’humidité et les brouillards fréquents. Il apprécie l’humidité atmosphérique.

Plage de température : De -10°c à 25°c.


Soins

Arrosage : Le hêtre supporte un arrosage calcaire à l’eau du robinet. Au printemps on veillera à modérer l’arrosage de manière à éviter l’allongement des rameaux et donc la longueur des entre-noeuds. Bien arroser en été. Le hêtre préfère la mi-ombre, surtout jeune,même s’il supporte le plein soleil une fois acclimaté. Il aime les ambiances humides, il faut le bassiner fréquemment. Une atmosphère trop sèche (dûe au vent par exemple) ou un oubli d’arrosage provoque le déssèchement des feuilles.

Rempotage : Le débourrement des bourgeons a lieu tardivement. Le hêtre reconnait le moment propice à l’éclosion à la durée journalière d’ensoleillement. C’est pour cette raison que le débourrement du hêtre a lieu chaque année fin avril, début mai avec une remarquable précision. On le rempotera donc fin Avril.

On pourra rempoter un arbre jeune chaque année car il supporte bien la taille des racines. Rempoter tous les 2 ou 3 ans pour un arbre mature.

Substrat : Utiliser un substrat moitié sable grossier, moitié pouzzolane. Plutôt calcaire.

Il ne faut pas oublier non plus que le choix du substrat dépend aussi de l’étape de culture et de la région dans laquelle l’arbre est cultivé.

Fertilisation : Pour éviter un allongement des rameaux, le premier engrais de la saison devra être administré au plus tôt fin mai puis fertilisation classique tous les 15 jours. Engrais plus azoté fin août, début septembre. Fin septembre début octobre, donnez une bonne dose de phosphore. En donnant les bons engrais au bon moment, on favorise le bourgeonnement au printemps suivant. Dans de bonnes conditions, un bourgeon peut avoir jusqu’à 10 feuilles.

Taille : Attention, le hêtre ne forme de nouvelles pousses qu’au printemps, il faut donc le tailler avec parcimonie.

Sur un arbre en cours de formation, on laisse tous les rameaux se développer et on taille à deux feuilles après que les nouveaux rameaux aient commencé leur lignification, cela favorise le bourgeonnement en arrière.

Sur un arbre mature, lorsque le bourgeon est bien allongé mais avant qu’il ne s’ouvre, le pincer afin de diminuer la taille des entre-noeuds et de favoriser le développement des bourgeons inférieurs.

Si on souhaite refaire complètement la ramification d’un hêtre (en bonne santé), on peut supprimer tous les bourgeons de l’arbre en automne. Au printemps suivant, de nombreux nouveaux rameaux apparaîtront de toutes parts.

Il est également possible de défolier un hêtre en bonne santé fin mai début juin afin de diminuer la taille des feuilles et de permettre un deuxième bourgeonnement.

Ligature : Il faut poser les fils vers juin ; plus tôt, vous ne pourriez pas les laisser plus de trois semaines sans abîmer l’écorce. Il faut particulièrement surveiller les branches du houppier qui croissent beaucoup plus rapidement : le hêtre est une essence acrotonique.


Phytosanitaire

Peu sensible aux parasites et aux insectes, à l’exception de :

  • La cochenille du hêtre (cryptoccocus fagi) : Espèce endémique du hêtre, elle se caractérise par un dépôt cireux blanc dans lequel elle pond au mois du juin. Les larves sortent en automne pour se nourrir de sève en passant sous l’écorce. Si faible population sur l’arbre : pas grand risque. Si forte population : apparition de tâches suintantes sur l’écorce puis/et décollement de celle-ci.
    • Remède :
      • observation attentive ;
      • l’augmentation de l’humidité ambiante retarde la prolifération de l’insecte ;
      • on peut appliquer un traitement d’hiver pour éviter la sortie des larves en automne.
  • Puceron laineux (phyllaphis fagi) : Il campe sous les feuilles et se nourrit de sève sucrée. Ce n’est pas trop grave sur les vieux arbres mais c’est plus inquiétant pour les jeunes plants.
    • Symptômes : les feuilles s’enroulent, se crispent autour du puceron, sèchent et meurent.
    • Remède :
      • observation attentive qui permet d’appliquer un produit anti-puceron à l’apparition du fléau ;
      • penser au prédateur naturel du puceron comme la coccinelle.
  • Le chancre :champignon qui envahit les jeunes rameaux par les fissures.

Pour de plus amples renseignements, se reporter à la rubrique Mon arbre est malade.


Esthétique

Styles : On pourra le traiter en chokkan, hokidachi ou Yose-Ue

Pour plus d’informations, consulter la rubrique Esthétique


Photographies

- Fagus sylvatica au printemps, issu de prélèvement en 1994 (propr. : Penjing)
Hêtre en cascade au printemps

- Gros plan des feuilles (Photo : Penjing)

- Autres feuilles (Photo : Penjing)

- Feuilles de fagus sylvatica purpurea (Photo : Mister Jingles)

- Fruit (Photo : Mister Jingles) :

- Fleurs males

- Fleurs femelles

- Splendeur naturelle :

JPEG - 51.7 ko
hêtre de montagne
JPEG - 32.2 ko
hêtre de plaine
JPEG - 39 ko
détail sur le nebari

haut de page