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Cuisson de poteries en four traditionnel par Patrice BONGRAND

En prévision du Congrès de Sochaux, Patrice BONGRAND a préparé toute une série de pots à bonsaï.

Ils seront cuits dans un four japonais qu’il a construit chez lui.

Cette forme de four est assez primitive (four talus, four tunnel). On retrouve ce genre de forme à plusieurs endroits en Europe (dans le béarn du 10ème siècle jusque dans les années 30 des femmes cuisaient leurs poteries dans un four talus.

Toutefois, en Europe, on a attendu le 18 ème siècle pour pouvoir atteindre des températures au-dessus de 1200°c, alors qu’en Chine, 5 siècle avant JC, ils cuisaient des grès au alentour de 1250°c dans des fours tunnels, au Japon à partir du 8ème siècle ils construisirent des fours tunnels (anagama : dont Patrice s’est inspiré pour construire le sien) afin d’y cuire des grès entre 1240°c et 1300°c.

Ce type de four, construit selon les anciens modèles japonais, permet d’avoir une cuisson particulière et donc des objets uniques, aucun n’étant cuit de la même façon.

Un pot à bonsaï doit être cuit à haute température sinon il est gélif. En effet, c’est un élément très important, c’est pourquoi on ne peut prétendre faire des pots a bonsaï en raku ou cuits à une température inférieure à 1260°c.


REPORTAGE TOUT EN IMAGES

Tout est prêt, les stères de bois sont à proximité, les pièces sont rangées dans le four.

Le choix du bon moment pour lancer l’opération est très délicat. Il est indispensable que la pression atmosphérique ne soit pas trop haute.

Le bois est prêt : 8 stères.

Il est très important de respecter une courbe de montée en température.

L’enfournement a eu lieu les 25, 26 et 27 mai 2005.

La cuisson a débuté le 31 mai 2005 à 16 h 30. Démarrage du petit feu (le petit feu est la cuisson jusqu’à 900°c) dans la fosse en bas de l’alandier.

19 h 00 : 350°c au pyromètre. Cuisson en bout de fosse.

20 h 20 : Les 500°c viennent d’être atteints. Cuisson en bout plus un petit bois dans l’ouverture inférieure.

21 h 00 : des renforts arrivent.

Le premier, c’est tagada dit la fraise dit tsointsoin dit Vincent dit Tim

Le deuxième, c’est James dit le fendeur fou

Après c’est Stéphane

22 h 15 : 700°c. Trop de braise dans la fosse, premier petit débraisage.

22 h 30 : 800°c et tout va bien. Ca s’éclaire là dedans rouge sombre.

23 h 00 : 900°c et Christian cuit.

23 h 45 : 940°c. Le four ralenti, premier petit palier, normal. Une première réduction est effectuée, la trappe de réduction à la cheminée poussée d’un bon tiers, ça fume très noir, c’est tout bon.

0 h 15 Vincent prend son tour. Gros brassage des braises pour faire voler les cendres et aérer tout ça. 960 °c, ça grimpe moins vite, le petit feu est fini, il est temps d’attaquer le grand feu.

1 h 00 : les 1000°c sont atteints. Un hourra général, mais ça va bientôt déchanter car la pente devient raide.

2 h 00 : 1050°c : ça stagne, mais il faut encore réduire.

3 h 30 Vincent part se coucher, Steph est aux commandes, James apporte le bois, brassage des braises 1050°c, c’est le gros palier.

4 h 30 : panique à bord, le four chute à 980°c, mais aucune raison de paniquer, la nuit ça monte pas beaucoup et puis c’est le démarrage du grand feu.

La braise s’accumule.

5 h 00 : ouverture en grand de la partie inférieure, ça manque d’air, le four bondit enfin à 1092°c, il demande des buchettes.

5 h 15 : 1110°c. Apparemment, le palier est fini, la flamme commence à sortir timidement de la cheminée. Il faut faire une autre grosse réduction, ça fume.

6 h 00 : la première montre fusible se couche (1000°c) le pyro est à 1150°c.

6 h 30 : le général Bongrand arrive, ça va carburer.

7 h 00 : ouverture d’un petit aérateur, on y met du tout petit bois de pin (dit allumettes).

8 h 00 : les montres fusibles tombent les unes après les autres (1000, 1100, 1170, 1190 et 1205 touchées coulées), tout fonctionne bien, le four bondit. Le pyromètre est à 1210°c.

9 h 00 : grosse réduction, grosse charge de bois, la flamme orange sort de la cheminée au milieu d’un panache de fumée noire.

Gros brassage, ça chauffe dur. Toutes les montres se couchent même la 1300, les trois aérateurs sont ouverts,

11 h 00 : le pyromètre oscille entre 1255°c et 1275°c.

C’est beau dedans même si on ne peut regarder que quelques secondes.

12 h 30 : légère ouverture de la porte supérieure : l’atmosphère est claire, les pièces brillent, le feu ronronne.

Vincent, tagada et Patrice se relaient....

12 h 47 : enfin ! 1280° au pyromètre. Fermeture de l’ouverture de fosse inférieure. Il faut utiliser les casques de pompier.

13 h 45 : les montres 1280° à l’arrière sont touchées, super cuisson.

14 h 00 : Stéphane prend son pied à cuire avec son casque de pompier et son tablier de cuir. il ressemble à un extra terrestre.

15 h 00 : encore une réduction. Une flamme magique avec plein de visages de kami apparait à la cheminée.

Le four oscille entre 1260° et 1285° au pyromètre, les montres ont toutes fondu, c’est du plus donné aux pièces depuis 4 heures.

15 h 30 : passage à l’alandier relais.

Essais d’alterner les charges devant et à l’alandier relais, mais comme il y a de grosses flammes, la décision est prise de tout fermer devant et cuire uniquement à l’alandier relais.

20 h 00 : fin de cuisson. Les 1300° sont atteints à l’arrière, tout va bien. Tout est bouché au torchis et
la trappe de réduction à la cheminée est fermée. Le four est un dragon qui crache flammes et fumées de partout.


Le défournement

Il s’est terminé le 5 juin 2005.

Après le défournement, four ouvert, qui dure de 4 à 6 heures, il faut nettoyer les pièces, décoller les cales dessous, nettoyer et ranger les plaques d’enfournement et les quilles d’enfournement, prendre des photos de chaque pièce, les étiqueter, les emballer dans du plastique à bulle, bref encore 3 à 5 jours de boulot avant de prendre la route pour Sochaux.

Patrice dans l’alandier

Juste après l’ouverture du four

La découverte

Faut aller les chercher !

Première série de pots

Aïe ! de la casse !

L’alandier

Vue générale du four

Vus depuis l’alandier principal :

Encore des pots

Une jolie pièce

Les montres fusibles qui ont fondu...

La relève semble assurée

Des formes originales

Joli petit pot

Eh oui ! Il y a encore un étage

Il s’agit ici d’un bol à thé pour la cérémonie du thé (chawan, très inspiré des bols des grands maîtres japonais) (une autre de mes passions) avec une couverte à la cendre de foin et projection d’or natif (cet or a été donné à Patrice par un amateur de bonsaï de l’Ariège qui est aussi orpailleur et qui récupère son or natif dans les torrents des montagnes pyrénéennes). Ce bol est un hommage à la richesse de la nature des Pyrénées.

Vues générales

Ouf !! C’est vide

Une partie du résultat final sur le stand de présentation au Congrès de Sochaux

Et une sculpture spécialement créée pour le Congrès de Sochaux, c’est une sorte de Haïku en 3 D ça s’appelle :

"De l’argile, la main de l’homme, le temps qui passe".

Et pour finir, un if, nouvelle création de Patrice, rempoté dans un pot de cette fournée


QUESTIONS/REPONSES

Lors de la réalisation de ce sujet, de nombreux membres ont posé des questions et fait des remarques diverses auxquelles Patrice a répondu.

Patrice37 : "As tu essayé de recuire certains pots à "meule ouverte" comme le faisais nos néolithiques ? ceci afin d’obtenir la patine noire/chamois si superbe, relativement "wabi sabi" et que l’on ne trouve jamais ?"

Patrice : "Désolé mais les cuissons à meule ouverte sont à basse température (entre 600°c et 800°c). Mes pots sont cuits à plus de 1300°c (très haute température), cela veut dire que la terre est "fermée", vitrifiée, étanche. Une deuxième cuisson à basse température ne servirait à rien car le grès déjà cuit à haute température n’est plus poreux pour se charger d’oxyde de carbone.

Par contre, je fais du raku (cuisson 1000°c) et des cuissons primitives en four torchis (900°c), et là, à ces températures, la terre n’est pas "fermée", elle peut donc prendre tous les effets de carbone dont tu parles, c’est d’ailleurs le but recherché dans les cuissons raku."

Guil : "pourquoi sortir toutes les braises ?"

Takashi Amano pense qu’à chaque fois qu’ils ouvrent la porte, de la braise en sort avec force.

Patrice : "Erreur : Si à ces températures les braises et autres étincelles ressortaient de l’alandier (le foyer) on aurait un gros problème, ça voudrait dire que le four ne tirerait pas, donc aucune possibilité de monter en température, il y a un tel tirage sur ces fours tunnel ascendants que tu places un papier à 50 cm de l’ouverture, il est littéralement aspiré."

D’après Philippe999 : "après la cuisson, les pots sont prêts car l’émaillage se fait pendant la cuisson et l’on ne sait jamais a l’avance ce que cela va donner. On a juste une petite idée et l’on croise les doigts pendant la cuisson."

Patrice : "En fait il ne s’agit pas d’émaillage, mais de couverte naturelle et accidentelle (bien que voulue) à la cendre. Ce sont les cendres du bois de la cuisson qui, volant dans le four, se posent sur les pièces et fondent à partir d’environ 1200°c mais il faut maintenir cette température minimum 6 à 10 heures pour qu’elles fondent, alors que nous faisons monter le four sur toute sa longueur à très hautes températures (1340°c)."

jph : "combien de stères pour cette cuisson ?"

Patrice : "Nous avons consommé 4 stères et demi (3 stères de pin, 1 stères et demi de chêne) le tout fendu en petit bois en 1 mètre de long."

jph : "Faut-il laisser refroidir naturellement ou descentre lentement le feu ?"

Patrice : "Hier soir, 4 heures après la fin de la cuisson le four était à 850 °C, ce matin 480°c, ce soir 350°c, on ouvrira le four dimanche après midi, sinon grand risque de casse ou de micro fissure si on défourne trop vite. Bref, 4 bonnes journées de refroidissement."

Nino : "Les prises de températures, tu les prends à plusieurs endroits (début, milieu, fin du four) ?
Et avec une sonde électronique ou bien avec des cônes de températures ? les 2 ?
Si cônes de températures, tu les vois encore ou bien ils sont recouverts sous les cendres, et où les mettrent ?"

Patrice : "Il ya deux moyens pour connaître la température du four :

- Une sonde pyromètrique branchée à un pyrométre qui nous donne la température de l’atmosphère du four,

Et il ya 4 trous sur la longueur du four qui permettent de reculer la sonde lorsque les 1300°c sont atteints au trou précédent.

- des montres fusibles (ou cone fusible) placées en haut et bas derrière l’alandier (visibles par les aérateurs ou la porte ouverte), il y en a d’autres sur toute la longueur du four visibles par des petits regards.

Ce sont des petits triangles pointus posés dans une argile réfractaire, ils fondent à une température donnée précise. Toute une petite série (1000°c, 1100°, 1170°c, 1200°c, 1260°, 1280°c, 1300°c), lorsqu’une montre plie puis fond on sait que la température est atteinte, ils donnent la maturité de température de l’argile des pièces.

Comme c’est un four tunnel, la difficulté est de faire migrer la chaleur vers l’arrière, la solution faire durer la cuisson, mais à mi-longueur, il y a un petit alandier relais, qui permet de finir de cuire les pièces qui sont en cul de four."

jph : "Je suppose que le chêne tu l’a mis en fin de cuisson pour atteindre les plus hautes températures ?"

Patrice : "Eh non, c’est plutôt le pin qui fait monter le four car il faut du flambant (petit bois) pas du braisant. Mais les cendres de chêne sont tellement belles."

Diex : "Quelle terre utilises-tu ? Je pense que certaines terres ne supporteraient pas une telle température et d’ailleurs pourquoi chauffer aussi fort ? (pour rendre les poteries ingélives ?). Allez une dernière : la cuisson raku est-elle compatible pour des pots bonsaï ?"

Patrice : "Ce sont des terres à grès et j’utilise une dizaine de sortes de terre provenant de différentes régions de France. Selon les aspects que je désire donner aux pots, j’utilise telle ou telle terre ou je mélange celles ci entre elles, mais l’aspect final dépend aussi de l’endroit où est placé le pot dans le four : plus devant il ya plus d’effets de cendre, plus derrière, les effets sont plus sobres. Mais il y a aussi la façon dont la cuisson a été gérée qui influe sur les résultats (cuisson plus ou moins réductrice ou plus ou moins oxydante).

Cette cuisson au four anagama n’est pas une cuisson raku, mais une cuisson de grès (comme au Japon à Bizen, tokoname, iga, etc...), le raku est une toute autre technique à basse température (aux environs de 1000°c), en aucune façon un pot à bonsaï ne peut être fait en raku car la terre n’est pas "fermée" et donc gélive.

Un pot à bonsaï est en grès et mon choix est de réaliser des pièces uniques non moulées, car je suis avant tout sculpteur céramiste, pas potier (même s’il y a d’excellents potiers). Pour moi l’important était de rester fidèle à une recherche esthétique correspondant aux notions de découvertes dans l’art du bonsaï (wabi, sabi, yugen etc...)( pâtine, profondeur, simplicité, force, rusticité, humilité, sobriété, etc...), ce que l’on voit dans des vieux arbres, des yamadori avec bois morts, écorces rugueuses et tout ça."

jph : "Quelle longueur fait le tunnel, en tout et jusqu’au foyer relais ?"

Patrice : "Mon four tunnel anagama fait 6 mètres de long de l’alandier devant à la cheminée à l’arrière, 80 cm de largeur intérieure. Le foyer (ou alandier) relais est à mi-course. Il n’y a pas de grilles car cela diminuerait les effets de cendres, bien sûr le foyer est réutilisable car il est fait en briques réfractaires (sur mon four il y a 800 briques et comme c’est un petit four la voute en fibre de céramique est amovible elle se lève avec des treuils, pour réaliser l’enfournement et le défournement."

Diex : "Je ne comprends pas l’oxydation et la réduction. Qu’est ce qu’apporte une cuisson oxydante par rapport à une réductrice ? Comment maitrises-tu ces différentes cuissons. Faut-il absolument combiner ces 2 types de cuisson ou c’est juste pour avoir certains effets sur les pièces. Enfin peut-on faire une cuisson qui ne soit ni oxydante ni réductrice ?"

Patrice : "Il y a trois types d’atmosphère dans un four à céramique : Oxydante, neutre, réductrice.

- Oxydante : beaucoup d’oxygène, pas trop de carbone, atmosphère claire, nécessaire pour bien faire grimper un four et pour obtenir des émaux bien brillants.

- Neutre : c’est l’atmosphère des fours électriques (et à gaz non maitrisés), difficile de bien faire ressortir les couleurs des terres (tout sort pareil genre coquille d’oeuf), c’est pour cela qu’il faut faire des projection d’oxydes et d’engobes pour obtenir quelque chose d’à peu près correct.

- Réductrice : beaucoup d’apport d’oxyde de carbone (par l’apport de combustible), on réduit (d’où l’expression) le passage des fumées à la cheminée, on comprime les gaz. Atmosphère opaque flamme molle orangée. Absolument nécessaire si l’on veut faire ressortir les oxydes naturels des terres et obtenir des couvertes (j’ai pas dit émail, grosse nuance)satinées, mais cela fait stagner ou chuter le four.

La cuisson au four à bois anagama est naturellement réductrice, mais il faut gérer ces atmosphères par palier en écoutant le four, en suivant sa progression et ses demandes, c’est le même type de relation que l’on peut établir avec un bonsaï,
pour moi, c’est la même démarche exigeante."

Le bucheron : "Beaucoup d’echecs au démarrage ? tu as appris comment ?"

Patrice : "Les échecs et les déceptions sont nombreux, il y en a à chaque fabrication, à chaque séchage de pièces, à chaque enfournement et à chaque défournement, avec les conséquences financières qu’il en découle. C’est le lot de tout céramiste qui cuit au bois, bien qu’avec le temps et l’expérience, on améliore les techniques et les connaissances.

C’est comme dans la pratique du bonsaï, notre cheminement dans cet art est jalonné d ’échecs, mais n’est ce pas ainsi que l’on apprend ?

Avant de construire mon premier four, j’ai participé à plusieurs cuissons chez des potiers qui cuisent avec de plus grands fours anagama. J’ai beaucoup échangé avec eux et beaucoup lu, mais pour le reste je suis un autodidacte, je recherche, fais des essais, je travaille beaucoup avec le feeling, avec toutes les erreurs possibles et les échecs. mais tout est noté afin d’éviter les mêmes bêtises."

jph : "Arrives tu à distinguer quelles sont les causes des fractures ? Paliers trop brusques ? en montée ? en descente ? séchage ? le grès fait il des micro fissures en séchant ? Comme tu disais que tu mélanges différentes terres, comment les rends tu homogénes ?"

Patrice : "Il est indispensable de savoir analyser après une cuisson les différentes causes possible de félures, explosions, cassures et fissures. Les cuissons au four anagama sont parfois violentes, pourtant il peut être difficile de monter en température, il suffit d’un bon vent pour attiser violemment le feu, mais c’est plus une montée sans respect des paliers et trop réductrice qui est souvent la cause de dégâts.

J’utilise certaines terres qui possèdent pas mal d’oxyde de fer. Or, ces terres doivent bien dégazer (ça arrive aux cuiseurs aussi mais gaffe au retour de flammes), si elles dégazent trop vite, elle peuvent se fendre.

Un refroidissement trop rapide des pièces, peut provoquer des fissures aussi.

De toutes façons, en règle générale, au four à bois il y a toujours des déchets (10 à 20%). Il suffit de voir les énormes tas de tessons que l’on trouve près des anciens fours à bois.

On n’a jamais deux cuissons identiques car il y a tellement de paramètres qui peuvent influer sur celles ci.

Mais cela fait partie de l’aventure et cela donne un caractère tellement unique aux pièces."

le bucheron : "En quelle matiere sont les "planches" sur lesquelles sont posé les pots dans l’alandier ?"

Patrice : "Ca s’appelle plaques d’enfournement. Elles sont en matériaux réfractaires : de la cordièrite, garanti 1400°c , mais à chaque cuisson elles voilent un peu et elles coûtent très cher."


Vous pouvez découvrir encore d’autres réalisations de Patrice sur son site "Les ateliers Yama Goya".


- Lien vers le topic du forum

- Pour ceux qui sont tentés par l’aventure mais à une échelle moindre, un article qui pourrait vous intéresser : Construction d’un four raku par bonsaika87

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