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Autres techniques de vieillissement

LES TECHNIQUES DE VIEILLISSEMENT

LA SCARIFICATION SANS ECORCHAGE

A l’image du jin ou du shari, la scarification permet de faire paraître un arbre plus âgé qu’il ne l’est réellement. Plus précisément, il s’agit de faire apparaître sur le tronc d’un arbre jeune l’aspect ligneux d’un arbre dans la force de l’âge, et de favoriser l’apparition du liège, sans pour autant pratiquer d’écorchage.

LA PRATIQUE

De fines entailles sont faites dans la longueur (pour ne pas entraver la circulation de la sève) du tronc sur une profondeur de 1 millimètre environ. Il faut pour cela une lame de scalpel par exemple, bien évidement désinfectée.
L’opération peut être répétée régulièrement, en laissant le temps toutefois à l’arbre de cicatriser et de modifier ses tissus « intérieurs ». On peut laisser un an entre deux interventions.
La saison la plus propice à cette opération est le printemps, soit la période de végétation la plus intense. D’une part, la cicatrisation est accélérée pendant cette période, d’autre part les délais pour qu’elle soit complète, sont de la sorte suffisants avant la venue de l’hiver.

LA THEORIE

L’incision entraîne la création d’hormones produites par les tissus déchirés (en rouge dans le schéma 2). Ces hormones se dirigent vers l’intérieur du tronc. C’est en fait le signal attendu pour qu’apparaisse un phéllogène (en rouge dans les schémas 3 et 4) : c’est à l’extérieur de ce dernier que va être produit le liège (en bleu dans les schémas 3 et 4). Pour certains arbres, le liège va recouvrir rapidement la surface du tronc, pour d’autres uniquement les parties scarifiées, d’où l’utilité de recommencer l’année suivante.

Cette technique ne convient qu’aux arbres vigoureux. En effet, un arbre chétif est plus sensible aux attaques des maladies et parasites or les risques de contamination sont augmentés par la scarification.

LA SCARIFICATION AVEC ECORCHAGE

Elle consiste a retirer une bande d’écorce sur une partie du tronc ou sur toute sa longueur, sans toutefois aller jusqu’à l’aubier (voir l’article sur le fonctionnement de l’arbre), point sur lequel elle se différencie du shari. On pratique avec un scalpel, après avoir préalablement défini la zone à retirer avec une craie. Voir ce sujet sur le forum.

Il s’agit de profiter du gonflement des veines restantes (autour de l’intervention) pour donner du mouvement au tronc (on pense ici bien sûr au style surnaturel dit "Burton") ; c’est aussi un moyen d’éliminer des défauts de conicité ou de corriger un tronc trop rectiligne. Voir ce sujet sur le forum

Là encore, elle se pratique exclusivement sur des arbres très vigoureux, au printemps. Il est préférable d’appliquer une fiche couche de mastic sur les bords de la plaie et de ne pas procéder à un effeuillage dans les mois qui suivent l’opération. L’arbre va en effet déjà puiser dans ses réserves pour cicatriser.

Elle peut aussi, selon la méthode de Vev et Law, servir de première étape pour créer un véritable shari. Voir ce sujet sur le forum

Lorsque les veines gauche et droite autour de l’écorchage ont gonflé suffisamment, le shari est réalisé vers la veine la moins active des deux.

LE CREUSEMENT DU TRONC APRES LA COUPE D’UNE BRANCHE

Il s’agit de tirer profit de la suppression d’une branche mal placée (ou qui a été gardée afin de favoriser le grossissement du tronc). Artificiellement, un creux est créé à partir de la coupe de cette branche, donnant à l’arbre une allure plus âgée.

Après la coupe de la branche à l’aide d’une pince concave, l’ouverture est creusée avec une gouge , de façon ronde ou ovale (dans ce cas dans la longueur du tronc). Pour réduire le risque de contamination : la cavité est mastiquée, ou peinte avec précision avec du liquide à jin.

Merci à Rey (photo de l’orme), Cram (croquis 1) et Vev (croquis 2)
Croquis 1 à 4 : stephane28

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